Une négociation tronquée
La direction générale a montré clairement son absence de volonté
de mettre en place une vraie négociation. Ce moment
obligé dans les entreprises doit en effet se dérouler sous le
signe de la bonne foi.
Hélas, dans l’entreprise DIAC on est loin,
très loin de celle-ci. Jamais n’a été
communiquée, et ce en dépit des demandes incessantes, l’enveloppe
budgétaire qui reste l’objet essentiel des discussions
salariales. Jamais la CGT n’a eu connaissance du budget global
soumis aux négociations, ni de la part totale affectable aux mesures
individuelles.
Salariés mal traités
La direction consent une augmentation générale de 0,7% avec
un minimum de 15 euros bruts est octroyée aux agents de maîtrise
tandis qu’au nom d’un principe idéologique contestable,
les cadres sont de nouveau exclus des mesures générales liées
au rattrapage du coût de la vie. La prime annuelle de janvier est légèrement revalorisée et passe de 580 euros à 620 euros bruts.
Tout cela dans un contexte de résultats pour 2009 qui reste
proche de celui atteint en 2008 et qui n’aurait pu se faire sans le
travail et l’implication de tous les salariés.
Tout recommence comme avant. Une super élite de cadres dirigeants
perçoit des primes plantureuses, au détriment de la majorité
des autres salariés ; Pour M C Ghosn la motivation est au
cœur de la réussite de l’entreprise, du moins c’est ce qu’il prétend.
La CGT tient à lui rappeler que pour le personnel, l’énergie
qui les fait fonctionner porte un nom et c’est « salaire ».