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DIAC/RCI Banque

Négociations salariales : le travail confisqué

mercredi 3 mars 2010

Le constat est accablant, l’année restera florissante pour une minorité mais la majorité des salariés de DIAC/RCI Banque ne connaitra que la rigueur salariale. La CGT a décidé de ne pas ratifier le projet d’accord ni d’ailleurs le procès verbal de désaccord. Elle ne veut pas cautionner une politique inéquitable qui privilégie l’opacité et les mesures individuelles au détriment de l’intérêt général (...)

 

Une négociation tronquée

La direction générale a montré clairement son absence de volonté de mettre en place une vraie négociation. Ce moment obligé dans les entreprises doit en effet se dérouler sous le signe de la bonne foi.

Hélas, dans l’entreprise DIAC on est loin, très loin de celle-ci. Jamais n’a été communiquée, et ce en dépit des demandes incessantes, l’enveloppe budgétaire qui reste l’objet essentiel des discussions salariales. Jamais la CGT n’a eu connaissance du budget global soumis aux négociations, ni de la part totale affectable aux mesures individuelles.

Salariés mal traités

La direction consent une augmentation générale de 0,7% avec un minimum de 15 euros bruts est octroyée aux agents de maîtrise tandis qu’au nom d’un principe idéologique contestable, les cadres sont de nouveau exclus des mesures générales liées au rattrapage du coût de la vie. La prime annuelle de janvier est légèrement revalorisée et passe de 580 euros à 620 euros bruts. Tout cela dans un contexte de résultats pour 2009 qui reste proche de celui atteint en 2008 et qui n’aurait pu se faire sans le travail et l’implication de tous les salariés.

Tout recommence comme avant. Une super élite de cadres dirigeants perçoit des primes plantureuses, au détriment de la majorité des autres salariés ; Pour M C Ghosn la motivation est au cœur de la réussite de l’entreprise, du moins c’est ce qu’il prétend.

La CGT tient à lui rappeler que pour le personnel, l’énergie qui les fait fonctionner porte un nom et c’est « salaire ».




 
 
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