LA UNE | DROITS | PRATIQUE | CONSTRUIRE | RETRAITÉS | CADRES
01. Profession
+ dans les entreprises
+ assurances
+ banques AFB/BP
+ banques populaires
+ caisses d’épargne
+ crédit agricole
+ Crédit Maritime Mutuel
+ crédit mutuel
+ Dans nos secteurs
+ Groupe BPCE
+ sociétés de bourse
+ sociétés financières
+   
02. Dossiers
+ dialogue social
+ droit du travail
+ droits et libertés
+ égalité H /F
+ emploi / salaires
+ luttes
+ Protection sociale
+ retraites
+ santé au travail
+ société
+ syndicalisme
+ temps de travail
03. International
+ dans le monde
+ en europe
+ mondialisation
+ syndicalisme
04. Culture, syndicalisme et société
+ bons plans
+ Ecouter
+ Lire
+ Voir
05. Rubriques à brac
+ Bidouilles
+ brèves
+ débats
+ des chiffres à connaître
+ histoire
+ humeur/humour
+ lu dans la presse

nouvelles forces
nouvelle fédération

1 + 1 > 2

NOUS CONTACTER

 
>> Cet article appartient à la rubrique Dossiers // emploi / salaires
Formation tout au long de la vie professionnelle

Décalage ...
Source: Confédération CGT

vendredi 6 mars 2009

Après plusieurs mois de négociations, les organisations syndicales représentatives de salariés et des organisations d’employeurs sont parvenues à l’Accord National Interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle. Jusqu’au terme de la négociation la CGT a voulu être utile dans l’intérêt des salariés, des entreprises et de la nation. (...)

 

Consciente des enjeux, elle a pleinement assumé ses responsabilités pour que l’argent qui appartient aux salariés soit utilisé pour former dans et hors de l’entreprise, augmenter le niveau de qualification et émanciper les personnes.

La CGT a assumé ses responsabilités dans la décision de mobilisation exceptionnelle en 2009 d’une partie supplémentaire des fonds de la formation professionnelle (200 millions d’€) tout en dénonçant la défaillance de l’Etat sur des dispositifs comme l’AFF (Allocation de Fin de Formation) qui doivent réintégrer le budget de l’Etat. Plusieurs semaines après la conclusion de cet accord, le Président de la République annonce le 3 mars, dans la Drôme, qu’il souhaite qu’un projet de loi soit déposé au Parlement avant la mi-avril.

Il semble découvrir la situation alors qu’elle est le fruit des politiques suivies depuis plusieurs années, créant un déficit de compétences dans les entreprises, des inégalités de formation récurrentes et d’immenses besoins de formation pour élever le niveau des qualifications. Le discours du président met en lumière le décalage entre l’énormité des besoins, l’ambition nécessaire et les moyens de la formation professionnelle. Pourtant, dans ce contexte de pénurie, il accepte la non augmentation des cotisations et une réduction de l’offre de formation initiale. Le président de la république reprend une partie de ce que ressentent les salariés et que porte la CGT. Il doit en tirer les conséquences :

- Le Congé Individuel de Formation doit être utilisé à plein. La CGT a estimé à 400.000 le besoin annuel de formations longues et qualifiantes. Il faut donc que l’Etat prenne les dispositions pour augmenter les moyens des OPACIF à due concurrence.
- Les partenaires sociaux ont inscrit dans l’accord du 7 janvier 2009 une demande de droit à la formation différée. L’Etat a l’occasion de légiférer pour le rendre effectif et allouer les moyens correspondants afin que plus un travailleur ne soit sans qualification.
- Le président annonce une nouvelle fois la création d’un fonds d’investissement social auquel l’Etat n’abonderait que pour moitié. En attendant il devrait accélérer la résurrection de l’allocation de fin de formation pour laquelle les fonds de la formation sont mis à contribution pour 80 millions d’euros, de nombreux stagiaires attendant son déblocage pour s’engager dans des formations longues en particulier dans le sanitaire et social où de nombreux métiers sont en tension.
- Il cite l’AFPA en vantant sa capacité à former 200.000 personnes par an et appelle les branches, les conseils régionaux et pôle emploi à la mobiliser alors même que ses services organisent un démantèlement de l’association et un barrage à la volonté des conseils régionaux de pratiquer de la commande publique dans le cadre de services publics. La vague massive de nouveaux privés d’emploi (+300.000 selon le président de l’UNEDIC) va entraîner une montée en puissance des demandes de formation et d’accompagnement de la part des services de l’AFPA. Il faut d’urgence recruter des formateurs alors que l’effectif de l’association est prévu de baisser en 2009, et stopper immédiatement toute velléité de transferts des services d’orientation.
- Le président appelle tous les acteurs de la formation professionnelle à « monter au front » alors que le ministre de l’éducation conduit une suppression massive d’emplois dans ce secteur et généralise un BAC pro en trois ans à marche forcée, alors que ses services l’ont alerté du risque pour les jeunes les plus en difficulté
- Les moyens sont insuffisants en terme d’information, d’orientation et de conseil aux personnes et/ou aux entreprises. Le manque de personnels est criant à pôle emploi pour répondre aux besoins. Il faut embaucher d’urgence les salariés permettant d’y répondre.

En des termes très généraux, le président de la République assigne une place particulière à la formation professionnelle dans la conjoncture économique présente. Il reprend une fausse évidence : mieux vaudrait former que chômer. Ainsi la formation professionnelle ne serait qu’un pis-aller, une occupation entre deux périodes d’activité, un substitut au travail. Pour la CGT elle est beaucoup plus que cela : elle est facteur de progrès, de dynamisme économique et social et d’émancipation des personnes. Des moyens exceptionnels doivent répondre aux besoins amplifiés par la crise. Ils existent ! C’est à l’Etat d’imposer une ponction sur les milliards de dividendes versés aux actionnaires mais c’est aussi à lui de réclamer des entreprises faisant des profits de mutualiser une partie de leur obligation de financement du plan formation afin d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis des PME/TPE et de leurs salariés, souvent laissés pour compte en terme de formation et de qualification.

Le décalage entre le constat et les actes est impressionnant. L’Etat attend des autres acteurs qu’ils se substituent à ce qui ressort de ses obligations vis-à-vis du pays et de ses citoyens. Chaque personne est en droit d’attendre autre chose du pouvoir.




 
 
article au format texte pour impression Imprimer cet article
DANS CETTE RUBRIQUE
Lire aussi les articles:

- Montée en puissance des conflits sur les salaires
1er avril 2010
- Un coup d’épée dans l’eau !
14 janvier 2010
- Salaires : vous avez la parole !
12 novembre 2009
- L’indignation face à l’indécence
13 mars 2009
- 6 millions de personnes vivent des minima sociaux
6 mars 2009
 
MOTS-CLÉS / THÈMES
Cet article n'est rattaché à aucun mot-clé.
>> tous les mots-clés

LOGO SPIP Site construit sous SPIP, logiciel libre | PLAN DU SITE | WEBMASTER
Édité par la FSPBA CGT